Arrivée à Ocana

Arrivée à Ocana

Publié par Milan Otal et Tom Mattei

Journal du projet

1. ARRIVEE A OCANA

La première fois que Tom et moi visitons Ocana, c’est pour trouver un logement. D’abord, dans ce beau village en pierres de tailles niché entre les falaises, il y a Jean-Jean, qui tient la pizzeria U Castellu mais en basse saison c’est fermé. Il nous fait visiter l’ancien pressoir qu’il a récemment aménagé en studio puisqu’on ne fait plus d’huile d’olive depuis qu’il n’y a plus d’oliviers. L’appartement est un peu petit. Sur notre route, nous faisons la connaissance de Gabi, sexagénaire qui remémore en marchant toutes les courses de rallye mythiques depuis les années 70’. Puis ce sont les deux dames d’Ocana, qui promènent comme chaque jour le chien de la voisine. Nous poursuivons la promenade avec elles. Visite de l’église, qui surplombe le village. Le chien reste sagement à l’entrée. Elles nous conduisent vers la sculpture érigée après la 2nde Guerre Mondiale. Pierrette avait huit ans à l’époque et dessine avec son doigt les mouvements d’avions allemands au-dessus des montagnes, puis efface avec le revers de sa main les oliviers en feu sur la colline. Je les vois encore, dit-elle. Toutes les nuits je revois les oliviers.

Sur la route qui descend depuis l’église, Pierrette évoque en passant la maison des Omiani. Ils vivent à Bastelicaccia, à deux pas, et ont hérité d’une vieille maison vide au cœur d’Ocana. Quelques jours plus tard, nous y emménagerons.