Cinémathèque idéale des banlieues du monde

La Cinémathèque idéale des banlieues du monde

Un projet d'après une idée originale d'Alice Diop.

  • Alice Diop

Depuis son premier film, La Tour du monde, en 2005, la cinéaste Alice Diop trace la cartographie de la banlieue parisienne et décrit avec minutie comment les espaces et les hommes y vivent. En 2016, elle réalise les moyens métrages documentaires La Permanence et Vers la tendresse, film pour lequel elle reçoit le César du meilleur court métrage, en 2017. En février 2022, elle sortira un nouveau long métrage documentaire, Nous, récompensé par l’Ours d’or du meilleur documentaire et le prix du meilleur film de la section Encounters à la Berlinale. Elle prépare également son premier long métrage de fiction, écrit avec Amrita David, la monteuse de ses films et sa co-scénariste sur ce projet, et la romancière Marie Ndiaye, prix Goncourt en 2009 pour Trois Femmes puissantes.

  • Historique du projet

C’est en 2020, alors qu’elle termine son film Nous, développé pendant sa résidence artistique aux Ateliers Médicis à Clichy-Montfermeil, qu’Alice Diop élabore le projet d’une Cinémathèque idéale des banlieues du monde. L’enjeu du projet de cinémathèque est d’interroger les logiques d’assignation ou d’invisibilisation, dans la relation critique aux œuvres et dans leur réception. Qu’est-ce que serait un·e cinéaste ou un film de banlieue ? Quelles histoires recouvrent ces qualificatifs et pourquoi ? Qui a le droit de faire trace ? 

  • Pourquoi une Cinémathèque idéale des banlieues du monde ?

La Cinémathèque idéale des banlieues du monde a pour objet de redéfinir le territoire du cinéma en comblant un manque politique et artistique : elle a pour but de contribuer à la circulation, la diffusion, la reconnaissance de tout un pan du cinéma invisibilisé par la critique et les institutions. Elle souhaite attirer l’attention sur la richesse des formes produites autour des « banlieues du monde » et montrer la singularité des approches cinématographiques habituellement rangées sous le terme valise de « banlieue ». La Cinémathèque idéale des banlieues du monde se réapproprie le terme de banlieue, non pour produire un contre-récit mais pour élargir, nourrir, compléter, des récits nationaux et surtout l’histoire des formes. Il s’agit de faire de la Cinémathèque une archive du cinéma des « banlieues du monde », une archive toujours en mouvement et jamais exhaustive. Celle-ci a donc pour objet de faire connaître, de faire voir ou revoir des films peu connus, peu célébrés ou incorrectement partagés.

D’abord en ligne, la Cinémathèque idéale des banlieues du monde devrait intégrer physiquement le futur équipement des Ateliers Médicis à l’horizon 2025.

La Cinémathèque idéale des banlieues du monde œuvre à la mise en réseau des structures physiques (programmateurs de cinémas, institutions et lieux culturels), des plateformes de diffusion partenaires, des films, des cinéastes et des publics.

-> La Cinémathèque idéale des banlieues du monde en ligne verra le jour au début de l'année 2023.
La Cinémathèque idéale des banlieues du monde est un projet d’après une idée originale d’Alice Diop, mené par les Ateliers Médicis et le Centre Pompidou.
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Les Ateliers Médicis sont exceptionnellement fermés le mardi 13 décembre et du 24 décembre au 1er janvier.