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La rappeuse Casey anime des ateliers de rencontres autour de l’écriture, de la musique et de la confiance en soi, destinés aux jeunes de Clichy-sous-Bois et Montfermeil.

Pensée comme un outil de production et de création, cette plateforme radiophonique sera conçue comme une voie de transmission et de traduction entre les différentes actions mises en place aux Ateliers Médicis pour inventer des programmes radiophoniques inédits en fonction d’une grille éditoriale plurielle. Élaborée selon le principe d’une topologie numérique, Radio Médicis, agira en tant qu’espace public en explorant les nombreuses dimensions du format radio : interviews, débats, tables rondes, reportages in situ, déambulations sonores, diffusion sonore de conférences et de colloques, essais radio.

"Faites votre radio" invite des habitants, en solo ou en groupe, à proposer, concevoir et réaliser des programmes radiophoniques préparés lors d’ateliers avec Frank Smith et Marc Parazon à la réalisation sonore et musicale.

Des artistes de toutes disciplines sont invités chaque année à participer au projet des Ateliers Médicis à Clichy-sous-Bois et Montfermeil en relation avec les habitants.

The Wake explore la potentialité de la nuit comme lieu de composition des luttes de la jeunesse, des deux côtés de l’océan atlantique. Sous forme d’interventions poétiques, de contes et d’une installation vidéo, The Living and The Dead Ensemble tente de reconstruire le fil d’une nuit imaginaire et relie dans une conversation hallucinée des espaces apparemment lointains. Port-au-Prince, capitale d’Haïti et Clichy-sous-bois, ville devenue le symbole des émeutes raciales en France. On plonge ensemble dans la nuit, entre espace de mémoire et espace de révolutions à venir.

Ce projet est nourri par les veillées et travaux des poètes, tant à Port-au-Prince qu'à Clichy-sous-Bois. Aux travers de témoignages vivants, de vidéos et de paroles d'invités, cette performance participative interroge notre relation aux luttes et aux révoltes.

The Living and The Dead Ensemble est composé de Mackenson Bijou, Rossi Jacques Casimir, Dieuvela Cherestal, James Desiris, James Peter Etienne, Leonard Jean Baptiste, Louis Henderson, Sophonie Maignan, Cynthia Maignan, Olivier Marboeuf.

Dans la cour d’une maison longtemps habitée par des générations de vizirs, à Zaria, au nord du Nigeria, quatre artistes se réunissent depuis juin 2018. Les plasticiens et vidéastes Simon Rouby et Native Maqari, le danseur Qudus Onikeku et le musicien Keziah Jones ont trouvé là, à la fois refuge, un espace de travail, une scène et un laboratoire. Cette cour est devenue l’épicentre d'un corpus d’œuvres intitulé Almajir (de l'Arabe 'Al-Muhajir' pour 'Migrant').

Ici, on a affaire à une bande, à un petit gang ! Ce qu’ils aiment c’est faire du rap, faire des battles, se déguiser. Ils chantent en vrai ou en playback, ils imaginent des histoires avec des grenouilles géantes, des histoires où il faut régler ses comptes, des histoires où règnent le bien, le mal et l’injustice... Ils jouent aussi de la batterie, ils font les andouilles, ils font la danse du ventre.
Cette contrée qu’on appelle « le nombril du monde » est pleine de chaos et de promesses. Il y a du merveilleux, des montagnes et des paillettes. Et là, le bazar et la joie s’organisent pour faire un spectacle avec le gang des Petits Artistes.

À travers des formes sculpturales à échelle 2/1 par rapport au corps, je souhaite proposer un ensemble de costumes autour desquels se déploieront divers personnages et récits.

J'utiliserai mon propre corps comme une empreinte pour réaliser ces éléments, ensuite agrandis à une échelle totémique. De cette manière je cherche à explorer les mécanismes d'autodéfense et de courage que nous mettons en place au travers de figures anthropomorphiques que l'on s'approprie et qui constituent de véritables "armures contemporaines". Le costume est vecteur d'un glissement du corps et de la pensée dans un personnage. En cela il génère des espaces de liberté et de réappropriation du monde.

Sous son apparente légèreté, le jouet cache bien son jeu. Il traite de nombreux enjeux propres au design d’objet et au design graphique. Il reflète la société dans laquelle il est né. C’est un objet où nous projetons nos émotions et nos souvenirs. Depuis 2018, nous menons un projet sur les jouets et les savoir-faire qui lui sont liés. Nous adoptons le jeu comme une méthode de création. Aujourd’hui, nous voulons partager cette démarche avec les enfants, les initier au design, susciter leur curiosité et les amener à s’émerveiller. Via une recherche sur les paysages, la faune et la flore, les habitants de la région, nous les inviterons à concevoir des jouets dans lesquels ils peuvent croiser leur propres histoires à celles de leur territoire.

À la suite d’un projet liant art, sport et éducation, je propose la création collective d’une course d’obstacles revisitée dans le contexte de l’école et dans une dynamique d’économie circulaire. "De grandes réussites et quelques loupés.." lie art, sport et éducation.  En collaborant avec les enfants et des sportifs nous réfléchirons, à force de discussions, de pratique plastique et d’entrainements, aux notions d’obstacle et d’épreuve à l’école comme dans leur quotidien comme limites à surmonter de façon à les détourner sous formes de sculpture pour former un parcours de course absurde, anti-compétitive, surréaliste mettant en scène leur regard sur le quotidien et la relation à leur environnement.

Le projet que je voudrais mener dans le cadre de Création en cours est un projet d'édition hybride, à mi-chemin entre bande-dessinée, carnet de voyage et jeu de rôle.

Il consiste en la création d'un territoire fictif grâce à des outils de génération aléatoire inspirés du jeu de rôle, puis en son exploration à travers le regard d'un personnage de voyageur. Ce dernier l'arpente, l'examine, étudie ce qui s'y trouve et restitue son expérience sous forme de carnet de voyage.

À travers ce carnet dessiné mélangeant dessins, BD, schémas et photographies, ce territoire imaginaire prendra progressivement corps, et le récit qui en découlera sera l'occasion pour moi de me questionner sur le voyage, le rapport au paysage et à l’altérité.

Ce projet intitulé No island est un projet de recherche plastique et théorique prenant en question, à la fois, l’insularité et la fabrication de l’image. La Corse a un riche passé : Étrusque, romain, puis génois et français. Elle est, dans l’histoire, un lieu important et stratégique dans la mer Méditerranée. Les tours génoises qui rythment le paysage corse en témoignent, par ailleurs, et donnent le sentiment que l’île demeure imprenable, insaisissable.
Il s’agira, pour moi, dans ce projet de mettre en parallèle l’impénétrabilité supposée de cette île et l’impossibilité de l’image, et de penser la question de son désir.

1907. Au fond d’un gouffre, William Hope Hodgson trouve un manuscrit ancien dans les ruines d’une maison suspendue au dessus du vide. C’est le journal d’un vieil homme qui a vécu, isolé, dans une maison qu’on dit avoir été construite par le diable, où il vit des expériences inexplicables et métaphysiques. Le livre est publié en 1908 sous le nom La maison au bord du monde.

En 2017, je lis ce livre et me dis qu’il faut en faire un film plasticien, inspiré des scènes surréalistes du livre. Les maisons au bord du monde est un projet de double film : l’un adapté du livre de Hodgson ; l’autre écrit avec les enfants. L’un raconte le monde tel qu’il a été rêvé il y a cent ans, l’autre tel qu’on le voudra être perçu dans cent ans.

Cosmos des sommes est un projet d’expérimentation sensible et sensorielle. J'y développe un protocole d’exploration du réel qui flirte avec la subjectivité de chacun.e. et permet la naissance d’un champ d’imaginaires en permanente évolution.

Comment de nouvelles appréhensions de nous-mêmes et du monde peuvent venir troubler les limites du sujet ?

Je veux convoquer des corps hybrides et complexes arpentant des espaces in situ et existant à travers la matière et leur rapport au Monde. Au prisme de celle.ui qui regarde, que représentent ces corps en eux-mêmes, et que modifient-ils de l’environnement dans lequel ils se situent ?

Le projet interroge les notions d’identité, d’anthropomorphisme, de perception de soi et du Monde.

Comment se réapproprier son histoire par les mécanismes du récit et de la fiction ?

« Le goût des images » est un projet hybride entre documentaire et fiction. C'est une réflexion sur notre rapport à l’image-vérité et à l’archive.

J'aime les films amateurs. Dans mes recherches, j'ai recours aux outils que sont le super 8 et le sténopé pour questionner le rapport d'authenticité que nous avons face à ces supports, supposément anciens.

Avec les élèves d'une classe, nous construirons une mythologie commune autour de laquelle rassembler nos idées et faire collectif. Nous la documenterons à l'aide de vrais et de faux récits.

Le projet sera développé sous la forme d'une installation cinématographique et d'un site internet.

Le projet « À table ! corps parlants » est à la croisée de la vidéo, de la poésie sonore, de la sociologie et de la science-fiction. À travers le motif du repas, il s'agit de donner la parole à des objets et à des aliments. Sur un ton léger et via des motifs familiers, l'enjeu est d'inventer un mode d'expression et de communication nouveau, qui puiserait sa source dans le langage mais aussi dans le bruitage, dans la déformation de la voix (électronique ou mécanique), dans le mouvement et la lumière. Les corps parlants, fabriqués par nos soins, sont les porteurs de voix inédites et dessinent les contours d'une élocution émancipée au coeur d'une société où notre rapport au langage définit nos identités.

Tourisme est un spectacle de théâtre à la croisée des disciplines, à la frontière entre théâtre, musique et installation plastique. Si le texte s’apparente à une fable de théâtre, nous puisons nos influences en grande partie dans les arts visuels. Le projet se base essentiellement sur de la matière documentaire que l’on vient ensuite retravailler et transformer pour l’intégrer à la fiction.


Tourisme questionne la figure du touriste contemporain et nos façons de voyager. Nous traiterons ce sujet sous l’angle satirique. La fable se déroule dans un espace hybride entre un club de vacances situé dans une ancienne colonie française, un chantier de fouille archéologique et un plateau de théâtre.

Ma fille ne joue pas est un projet de recherche et de création autour de l'autisme. Son pari est de plonger dans ce sujet pour laisser émerger un questionnement plus vaste sur la différence, la définition de l'identité et le besoin de reconnaissance. Sons, paroles et gestes s'entrelaceront pour dire ce(s) mode(s) particulier(s) de perception et de relation au réel. À travers un montage sensible de matériaux éclectiques (textes, images, témoignages), nous tâcherons de faire entendre leurs mots comme de laisser résonner leurs silences, ré-interrogeant ainsi l'évidence du langage. Au coeur de ce projet, un désir : refaire de l'altérité une source d'émerveillement ; et une question : qu'est-ce que l'autisme nous dit de nous ?

Les Enfants Sauvages est un projet de film expérimental, réalisé avec les outils du théâtre et de l’art vidéo pour créer un objet hybride et empirique. Il s’agit de la formation d’un récit initiatique, dont le personnage central est une communauté d’enfants. C’est une recherche qui questionne le rapport de l’enfant à l’altérité, dans un monde où l’adulte est absent et où l’enfant devient responsable. Qu’advient-il si l’enfant est exilé, déplacé, soudainement étranger à son milieu d’origine, qu’il soit social ou géographique ? Comment les enfants s’organisent-ils pour faire communauté ? Le point de départ sera l’association de deux oeuvres : Les Enfants d’Edward Bond et Sa Majesté des Mouches de Peter Brook.

Le projet d'art visuel présenté au sein de cette candidature a pour objectif la création d'outils originaux, inspirés par le normographe et destinés à la création d'un corpus d'œuvres.

Il porte sur l'outil en tant qu'objet. Il porte sur la contrainte, le jeu, la règle (et son écart). Il implique les notions de vocabulaire graphique et de cohérence d'une œuvre.

Les objets-outils conçus par l'artiste sont vus comme des moyens de poser des contraintes formelles afin d'aboutir à des œuvres codifiées qui viendront à construire un univers graphique cohérent. Cet univers graphique sera constitué d'un corpus d'affiches, des lettrages et de peintures correspondant à des protocoles écrits par l'artiste.

J'ai à cœur de créer une véritable passerelle entre mon univers artistique et ce projet de transmission en travaillant à partir du chef d'oeuvre de la Tapisserie de l'Apocalypse qui se trouve à Angers et que nous aurons le plaisir de visiter. Son histoire, sa symbolique et sa composition vont guider les enfants dans la conception de quatre créations communes sous la forme de grandes cartes graphiques mêlant travail plastique autour du dessin, des formes, de la couleur, mais aussi sous forme littéraire, photographique et sonore.

Comme sous-entendu dans le titre du projet, durant cette résidence de création, nous nous intéresserons à comprendre ce qu'est la violence et la force des plus forts sur les plus fragiles. Nous nous poserons des questions sur l'origine d'un mot ou d'un acte violent et tenterons de déterminer ce qui pousse les Hommes à l'être. Leurs regards d'enfants permettront de mettre en place un dialogue riche sur un sujet qu'ils connaissent parfois, trop, à savoir le harcèlement à l'école.

Comme dans les contes, il y a le héros, le méchant, celui qui aide le héros, un objet et une force magique. Malgré ce que va endurer le héros pour réussir sa quête, le chemin qui le mènera jusqu'à la fin du récit, reste le plus important. Les enfants mettront en lumière que dans chaque situations compliquées, rien n'est jamais perdu grâce à ses qualités et ses valeurs, celles que l'on retrouve chez les héros.

*Le titre du projet est en référence directe à l'ouvrage éponyme d'Olivia Rosenthal, Mécanismes de survie en milieu hostile (Collection Verticales, Gallimard, 2014)

« Les enfants, à table! » est un projet d’image mit en scène dans une installation collaborative et participative. Différentes techniques plastiques seront utilisées pour servir le thème du repas et de notre rapport intime à l’instant. Il s’inscrirait dans une région en France, tel que la Seine-Saint-Denis ou les Hauts-de-Seine, ayant une identité culturelle et sociologique très forte.

Le projet abordera, dans un premier temps, une étape d’analyse de notre rapport au repas durant la semaine, à l’école et à la maison. Ensuite nous traiterons cette ambivalence du souvenir et de l’image par une édition, pour finalement la représenter globalement dans une installation participative et collective.