panier de formes

4 - Le panier de formes

Publié par Ossiann Roux

Journal du projet

« Prends un crayon pour dessiner une tomate le plus simplement possible ! » 

 

De ce premier exercice, sortent 18 formes de « tomates » qui me semblent toutes plus farfelues les unes que les autres. En partant d’un panier de 18 tomates supposément identiques, je me retrouve avec une salade de fruits et légumes aux formes diverses et variées. C’est tout l’intérêt de l’exercice : créer une série de dessins en suivant une règle identique, afin de montrer la variété des différentes interprétations et qualités de dessin du groupe. 

En se concentrant uniquement sur les formes, je leur demande de faire abstraction de la qualité plastique qu’avaient certains dessins initialement. Je souhaite qu’en un coup d’oeil on puisse deviner quel aliment on montre. Cependant, l’oeil n’est pas impartial : quand certains y voient une pomme, d’autres y voient une pêche… Alors pour départager tout ça, on vote ! Sur la majorité de la classe, combien ont placé la pomme à cet endroit ? Et la pêche ? Ou bien plutôt ici ? Et là, ce serait plutôt… ? En croisant les résultats, on arrive à une sélection de formes aux contours tous relativement reconnaissables. Elle lance alors le début de notre marathon : lister et dessiner un maximum d’ingrédients disponibles sur les étalages de nos marchés et super-marchés alsaciens.

L’après-midi qui suit, afin d’augmenter cette première fournée d’ingrédients, je leur propose de faire des courses puis de dessiner ce qu’ils ont récupéré à l’occasion d’un marché improvisé au fond de la classe. En effet, le frigo est plein de fruits et légumes au maximum de saison ! - Le frigo, c’est un de mes outils de résidence, on l’ouvre à chaque début d’atelier pour découvrir ce qu’il contient : outils & sujets du jour. -
 

le marché

Une fois le choix fait parmi les victuailles, c’est parti pour dessiner… et les techniques sont multiples ! Quand certains tracent d’abord au crayon de papier, d’autres attaquent directement les feuilles à coup de marqueur noir, d’autres encore, contourent leurs légumes à même le support pour s’assurer qu’ils sont au plus proche de la forme initiale. On trace, on détaille puis quand on a le temps, on rempli. Et là encore, ils ne manquent pas de créativité : du coloriage simple à la création de motif rappelant la peau de certains légumes, en passant par le dégradé au pastel ou encore le pointillisme au feutre.

Enfin, la règle est la même pour tout le monde, quand le dessin est prêt, on le découpe puis on enfourne la création. Ah oui, parce qu’il y a pas seulement le frigo… il y a aussi le four, petit meuble format A4, dans lequel on met les créations à chaque fin d’atelier. 

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