L’esprit du diapason

L’esprit du diapason

Publié par Mariana Delgadillo Espinoza et Daniel Alvarado Bonilla

“Pour faire un esprit géant il faut lui faire un don…”-“Lequel ?”- “Une jolie âme de femme !"

Mais, si la sorcière  entends de voix et chante d’après les légendes et mélodies d’autre fois, c’est peut-être bien parce qu’elle a envie d’une autre vie ?

D’après le livre de Jules Michelet, tel est le cas.

Nous sommes a la cinquième semaine de résidence à l’Ecole de Virigneux, un petit village où la magie se fait jour grâce aux sourires et au regards curieux et enthousiastes. Les premières semaines de découverte une vingtaine d’enfants se sont initiés au chant, au jeu théâtral, aux percussions corporelles et à l’improvisation sensorielle.

Une partie du défi a été vite relevé. En effet l’univers de la musique du moyen-âge les a enchanté, on a entendu le refrain de la danse macabre du Livre Vermeil de Montserrat dans la cour de récréation dès le lendemain de son apprentissage.

Cette semaine je viens de me lancer un nouveau défi qui a été bien accueilli avec autant d’énergie : Le Haiku Papillon du Japon de Robert Pascal, car la musique contemporaine est toujours plus drôle si elle a un sens (et tel est le cas, dans la vibrante histoire d’une jeune femme qui se transforme en sorcière !).

Ma collègue travaille les percussions avec une autre partie du groupe et ensemble on avance sur le monde imaginaire que nous souhaitons créer autour de cette histoire.

Demain on aborde de travail avec le diapason, étonnant instrument qui chante uniquement à l’oreille de celui qui le possède, il dicte les ingrédients de la potion, entonne des micro sons, résonne et vibre mystérieusement.

Les enfants amèneront chacun avec son diapason la voix aux chanteuses du projet, tels les Esprits de la forêt qui consolent et suivent partout la jeune femme qui devient sorcière, ils donneront de l’âme au geste qui permet aux femmes de chanter, de louer la nature humaine avec ses différences et ses aspirations.