Résumé et comparaison des deux oeuvres

De novembre à décembre : constitution d'une trame

Publié par Julien Breda

Journal du projet

À partir de la pièce de théâtre « Les Enfants » d’Edward Bond et du film « Sa Majesté des Mouches » de Peter Brook, nous identifions les spécificités d’une œuvre de théâtre et d’une œuvre cinématographique.

En croisant les deux, nous avons commencé à élaborer les outils qui nous permettront de conserver l’essence dramatique des deux œuvres nous ayant inspirées, dans l’idée de les transmettre aux élèves pour qu’ils s’en emparent, et les quittent progressivement en écrivant leur propre adaptation.  

Nous avons structuré notre travail en « démontant » les œuvres pour en extraire le séquençage et identifier les étapes importantes du récit.

Dans chaque séquencier, nous avons pré-sélectionné les passages qui nous plaisaient davantage et qui semblaient les plus importants par la nature symbolique qu’ils exprimaient. Une chose est apparue : bien que le sujet central soit toujours des enfants en exil, les deux œuvres ne se constituent pas de la même manière. « Les Enfants » d’Edward Bond part d’une communion pour évoluer vers un conflit, alors que le conflit est dès le départ constitutif du groupe dans « Sa Majesté des Mouches » de Peter Brook. La progression dans l’année sera déterminante pour savoir quelle direction suivre pour le dénouement de notre film.

Ensuite nous avons établi un tableau comparatif des événements dans leur ordre chronologique pour évacuer les situations redondantes et garder uniquement les points communs. Nous nous sommes aperçus que la présence des adultes (qui apparaissent surtout dans « Les Enfants » d’Edward Bond) n’était pas nécessaire pour notre histoire.

Grâce à cette exercice une trame s’est dessinée naturellement, que nous avons recopiée sous une forme de script schématique à présenter aux élèves lors de nos premiers ateliers prévus en janvier. 

Ces étapes nous ont permis de dessiner le squelette de nos deux œuvres pour établir l’hypothèse que les récits sont traversés par les mêmes thématiques universelles.

Cette volonté d’épurer au maximum pour tendre vers l’abstraction est aussi le reflet de l’esthétique que nous souhaitons développer dans le film.