CRISTALLISER

CRISTALLISER

Publié par Tom Verschueren et Laurine Baguelin

Journal du projet

CRISTALLISER : Faire passer quelque chose ou quelqu’un de son état naturel à l’état de Cristal
Pour un moment : le geler dans sa tête pour s’en souvenir toujours
Pour une idée : la préciser tellement qu’elle finit par prendre une forme, un corps

“Quand tu te lèves et que le monde entier est recouvert de glace, et tous les arbres du monde recouverts de glace, et toutes les branches de tous les arbres du monde recouvertes de glaces.”
Châteaux de la Colère 

… Tu te dis que jamais elle pourra fondre toute cette glace, qu’il faudra des mois, des années de soleil pour en venir à bout. Pourtant à la première pluie la terre réapparait et tout est à recommencer. On n’avait pas pensé, que la pluie serait la plus forte, qu’elle viendrait à bout de kilos/tonnes de neige.

MI-FÉVRIER

Ce qu’on se dit maintenant c’est qu’il faut s’écarter du roman, trouver la trace qu’il a laissé en nous. À partir de ces traces, former des petits sillons dans toutes les directions. On creuse dans la pierre brute, dans nos rapports au corps à corps. On écrit un peu la colère et un peu l’amitié et un peu la vie qui file sans qu’on puisse se/la rattraper. On réfléchit à ce que c’est que la vitesse quand tu n’es jamais allé plus vite qu’au galop sur un cheval. On écrit des titres qui nous inspirent : La vilaine fatigue/ L’horloge/ Partition de la colère (ou “faut pas rester là Monsieur”)… Et on écrit des listes de ce qui pourrait/devrait transparaitre peut-être : La fureur de vivre/ Les solitudes passionnées/ L’amour qu’on comprend pas/ Les amitiés qui supportent le tout

On commence à saisir ce que c’est que d’aller à Quinnipak.
À se dire que c’est peut-être cette idée du refuge imaginaire qui nous a guidé jusque là.

Essais en vrac, pour le Parlophone