Jean-Baptiste Grangier artiste portrait

Jean-Baptiste Grangier

Arts plastiques Photographie Sculpture Vidéo, Installation
Diplômé(e) de
ESAL (École Supérieure d'Art de Lorraine) - Metz

Actualité de l'artiste

Solo show - Pour construire un monde... (encore faudrait-il préserver le nôtre)

Pourquoi chercher un ailleurs où vivre alors que nous sommes déjà habitants d’ici ?
Au-delà d’une forme utopique, il s’agit bien de la question poétique d’une histoire du temps présent, celle de l’humanité et de ses espoirs d’aller par delà l’horizon, vers les mondes distants encore à découvrir. Jean-Baptiste Grangier propose ici une réflexion sur notre statut de terrien à travers l’histoire oubliée de James W. Cadle et son « Flag of Earth ».

Le Traité de l’espace signé le 27 janvier 1967 interdit toute appropriation nationale par proclamation de souveraineté. Pourtant le 21 juillet 1969, l’Homme « américain » pose le pied sur la lune et y plante son drapeau. Au même moment, James W. Cadle, un fermier de l’Illinois, voit en cet accomplissement le premier jalon d’une utopie de la conquête spatiale ; il rêve d’un futur où celle ci ne serait plus l’affaire de nations mais celle d’une humanité unie sous une même égide, un même drapeau. Il invente alors le « Flag of Earth », drapeau qui se voudrait être celui, officiel, de la planète Terre. Durant sa vie, il se bat pour obtenir une reconnaissance globale à sa création qui n’adviendra pas malgré une reconnaissance officieuse de la part de la communauté scientifique de la SETI ( Search for Extra-Terrestrial Intelligence ) qui a choisi son drapeau comme un emblème jusqu’à son dernier lever « officiel », le 19 juin 2004, date de la mort de Cadle.

L’exposition se constitue comme un instant T où les œuvres témoignent de cette tension entre croyance utopique et réalité d’un discours écologique. Elle fait écho à la devise que Cadle donna à son drapeau et à son rêve : « Son hymne est le vent dans ses arbres et les vagues de ses mers. »

Mon travail est à mi-chemin entre l’anticipation poétique et le constat accablant. Je cherche à capter les enjeux et tensions qui s’instaurent entre une forme d’utopie, qu’incarne la conquête spatiale, et un rapport à l’échec écologique. Dans la contradiction, se formule ainsi une tentative pour saisir pourquoi nous en sommes ici et maintenant et où nous pourrions être ailleurs et demain — si tant est qu’il y en est un.

Projets de Jean-Baptiste Grangier

Journal du projet 5 juillet 2018 Projet La poursuite des planètes De Jean-Baptiste Grangier

Le projet et la résidence sont arrivés à terme, la restitution a eu lieu.