Nathan

JOUR 3

Publié par Victor Toutain

Journal du projet

Les demi-journées sont rythmées par des exercices d’architecture et de théâtre.

La matinée débute par une balade virtuelle dans les rues de Fontaine-Henry.

Nous allons à la rencontre des maisons de chacun.e.s. De vieilles bâtisses en pierre, des maisons mitoyennes dans les rues ouvrières du village, l’ancien presbytère et puis des pavillons. Ils sont une flopée à grandir dans les lotissements de Fontaine-Henry, Reviers et Beny-sur-Mer. Ils.elles ont l’âge de leurs maisons. Ce n’est pas évident pour tout.e.s, alors on leur demande où vivaient leurs parents avec leur naissance…

  • A Asnières-sur-Seine… en appartement,
  • A Caen... en appartement,
  • A Paris… en appartement,
  • A Douvres-la-Délivrande… en appartement,
  • A Bayeux… en appartement,
  • A côté, chez ma grand-mère, pendant le temps du chantier de la maison !

Une histoire de cycle, de familles qui se fondent, s’agrandissent et dont les rêves prennent vie dans ces enveloppes de béton plantées au milieu de jardin où l’on croise poules et trampolines… Et l’on s’amuse à mettre cela en perspective avec les époques des constructions et l’évolution du village au fil du temps…

C’est une première traversée de la morphogénèse du village, que nous explorons avec les enfants en croisant les types architecturaux, les entités paysagères et l’histoire des habitant.e.s du village.

Le patrimoine bâti de Fontaine-Henry regorge en effet d’une diversité étonnante de constructions, que nous avons hâte d’aller découvrir avec les enfants - puisque nous avons réussi à négocier une balade dans les rues du village le lendemain !

Alors, pour se faire la main et s’exercer au dessin en plein-air, on s’essaie à des croquis de l’école. Assis dans l’herbe, sur un talus, avec chacun.e un feutre de couleur dans la main, sans crayon ni gomme, on observe et l’on dessine l’école.

On remarque des choses que l’on avait jamais vues avant.

Ils.elles sont prêt.e.s à croquer tout le village demain…

Jeu dans la salle polyvalente.

Chaque enfant se dispose devant une table.

Table de cantine, bureau, pupitre, les formes et les matières varient un peu.
La table est là pour donner de l’épaisseur au jeu des enfants.

Elle crée un espace, peut-être déplacée, chevauchée, retournée.

Les enfants jouent à être le président de la république, à la maîtresse en colère, on fait du tapis volant, du surf, on fait des mîmes collectifs, puis seul.e en essayant de faire deviner les autres.

Les Ateliers Médicis sont fermés du 31 juillet au 22 août.