Victor Boucon

Victor Boucon

Je suis né et j'ai grandi dans le Territoire de Belfort en Franche Comté. Baigné dans un cadre où se rencontraient campagne et friches industrielles j'ai rapidement développé un goût prononcé pour le la récupération et le détournement d'objet. Sans cesse au fond d'un bois à construire cabane ou inventions en tout genre j'ai pu acquérir une certaine dextérité dans diverses techniques de fabrication comme le travail du bois et du métal.

Au lycée, j'ai étudié les arts plastiques et la musique. Par la suite j'ai intégré la classe préparatoire aux concours des écoles d'art à l'école d'art Gérard Jacot de Belfort. Pendant cette année passée au contact d'artistes tels que Vincent Carlier et Raphaël Gallet, j'ai pu, pour la première fois, faire coïncider réflexions plastiques et intellectuelles avec les compétences techniques que j'avais patiemment accumulées depuis mon enfance.
À la suite de cette classe préparatoire je suis entré en 2012 à l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Dijon. J'ai eu la chance d'y étudier au contact d'artistes tels que Germain Huby, Lydie Jean dit Panel, Didier Marcel ou encore Sammy Engramer. Conjuguant réflexions plastiques, poétiques et techniques je me suis beaucoup intéressé au travail du métal plus particulièrement à la soudure et à la forge. Petit à petit, mon travail, principalement composé de machines absurdes souvent en lien avec l'enfance a laissé place à un champ de réflexion traitant de l'autonomie et de l'autosuffisance.

En 2015 je suis parti vivre deux mois en autarcie dans les montagnes en guise de voyage d'étude. Durant cette expérience charnière j'ai pu construire ma cabane et y vivre un temps, cela a été comme pour ainsi dire l'occasion de faire coïncider rêve d'enfant et enjeux réels. A la suite de cette expérience j'ai pu rencontrer et faire un workshop avec l'artiste Laurent Tixador à l'école d'art de Toulouse. Actuellement je réalise des sculptures mécaniques fonctionnant de façon autosuffisante. Par exemple, une éolienne reproduisant le son du vent dans les feuilles d'un arbre ou encore une roue à aube alimentant en électricité un téléphone la filmant et diffusant la vidéo sur internet. J'aime faire fusionner dans une même sculpture mécanique des technologies archaïques et des technologies de pointes actuelles.

Journal du projet 19 juillet 2018 Projet Machine autonome, le son du vent dans les feuilles des arbres. De Victor Boucon

Pour leur dernière séance, les enfants ont pu rentrer chez eux en volant, ou presque…