Camille Juthier
Louise Masson

Camille Juthier

Camille JuthierAvec le Salon de Montrouge qui agit chaque année pour la promotion des jeunes artistes contemporain·e·s, les Ateliers Médicis sélectionnent un·e artiste et l’accueillent en résidence de création, pour six mois. Camille Juthier est lauréate de la sélection 2019. À Clichy-sous-Bois et Montfermeil, Camille Juthier part à la rencontre de groupes de personnes recevant des soins et c’est avec elles, contre leur marginalisation, que s’élaborera une expérience de création artistique.

Camille Juthier est née en 1990 à Sainte Colombe. Elle vit à Paris où elle travaille.

Après avoir obtenu en 2013 une licence en philosophie, Camille Juthier suit un cursus aux beaux-arts de Nantes Métropole, où elle obtient son DNSEP avec les félicitations du Jury en 2018. Elle participe au 64e Salon de Montrouge où elle est lauréate de la Sélection des Ateliers Médicis. Elle est également lauréate de la Cité internationale des arts de Paris où elle effectue une résidence en 2019, et du programme de résidence croisée Paris-Budapest en partenariat avec l’Institut français.

En 2019, elle est exposée lors de la dixième édition de la design Parade de Toulon, par le studio Rochée, et au sein de la station 16 du Laboratoire Espace Cerveau à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne durant la 15e Biennale de Lyon. En 2020, elle sera exposée à l’orangerie de Sucy-en-Brie, au sein de l’exposition Temps mêlées, puis en résidence à la Fondation Fiminco à partir de juin.
En 2018, elle exposait en collectif à la biennale O de Dakar, pour le projet «Musée du futur». En 2015, elle co-fondait un collectif de performers, Hashbank, qui s’intéressait aux identités numériques jusqu’en 2018.
Camille Juthier s’intéresse à la matière dans son évolution, et à la manière dont nos corps, dans leur porosité́, sont transformés par les milieux post-industriels au sein desquels ils évoluent. Elle est particulièrement attentive aux liens que nous entretenons avec l’idée de «nature», à sa construction, et à ce que ces liens révèlent des dominations coercitives à l’œuvre dans nos sociétés contemporaines envers les minorités et les êtres vulnérables (les femmes, les personnes atteintes de troubles psychiques, les végétaux, les minéraux...) Dans ses sculptures, vidéos, performances, elle tente de se ressaisir des savoirs, en interrogeant les classifications dualistes et hiérarchisantes, telles que académique et populaire, urbanité́ et ruralité́...