Marianne Rubinstein

Marianne Rubinstein, née en 1966, est maître de conférences en économie à l’Université Paris 7. Écrivaine, elle est auteure de fictions, notamment chez Albin Michel, d’essais chez Verticales et de romans jeunesse chez Thierry Magnier. Chez Verticales, après avoir publié en 2002 un essai qui fit date, « Tout le monde n’a pas la chance d’être orphelin », enquête sur les enfants des orphelins de la Shoah ; suivi en 2009 de « C’est maintenant du passé », récit-document mêlant histoire juive et philosophie japonaise ; elle a fait paraître en 2016 « Detroit, dit-elle », enquête littéraire sur la cité historique de l’automobile, siège des usines Ford et General Motors, dévastée par la crise économique, où se développent selon elle des formes d’économie de la survie, qu’elle passe au tamis de plusieurs prismes : intime, économique, écologique.

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Le projet

Marianne Rubinstein, dans l’écho de son livre d’enquête économique et littéraire « Detroit dit-elle », consacré aux formes d’économie de la survie dans la cité de l’automobile bien abîmée par la crise économique, se posera à Aulnay-sous-Bois (qui a en commun avec Detroit un passé industriel lié à l’automobile), pour en interroger les habitants sur leur vie, passée et présente. Complétée par une recherche documentaire, cette enquête vise à capter la façon dont la ville se transforme et se reconfigure. Outillée certes par sa compétence d’économiste (maître de conférences à l’Université Denis Diderot Paris 7), elle privilégiera une approche sensible. Interrogeant des aulnaysiennes sur ce qu’elles aiment et ce qui les fait rire dans leur ville (« le beau et le rire étant souvent, en situation de survie, des béquilles, voire des échasses. »), elle tentera de saisir, d’incarner et d’écrire quelque chose du mouvement en cours, entre la vie d’hier et celle d’aujourd’hui, entre le passé industriel d’une ville et son présent, malmené, incertain.

Période de recherche :
1er mars – 31 décembre 2017