Kaoutar Harchi

Née en 1987, Kaoutar Harchi est écrivaine et auteure de romans : Zone Cinglée (Sarbacane, 2009), L’Ampleur du saccage (Actes Sud, 2011) et À l’origine notre père obscur (Actes Sud, 2014) sont des œuvres littéraires nourries de questions culturelles, sociales et identitaires. Également docteure en sociologie et chercheuse associée au laboratoire CERLIS – Université Sorbonne Nouvelle, elle a publié en 2016 un essai très remarqué : Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne. Des écrivains à l’épreuve (Pauvert-Fayard, 2016). Centré sur la question de la valeur et de la reconnaissance littéraires, de la réception des œuvres et du rôle qu’y jouent des critères extra-littéraires, ce livre s’intéresse à cinq auteurs francophones Algériens : Kateb Yacine, Assia Djebar, Rachid Boudjedra, Kamel Daoud et Boualem Sansal.

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Le projet

Kaoutar Harchi conduit une enquête de terrain dans la ville de Sevran afin de penser la question de la démocratie culturelle en situation de reconfiguration territoriale – ici, le Grand Paris. L’enjeu consiste à approfondir la connaissance que ces équipes ont de leurs (non-)publics respectifs, dans la perspective de développer un projet d’animation socio-culturelle incluant les dimensions spatiale, mémorielle et éducative.

Comment agir en faveur du désenclavement culturel ? Comment penser les transformations des usages des équipements culturels ? Comment associer les habitants à la construction des politiques culturelles à l’échelle micro-locale ? L’atelier de recherche-action « Écrire Sevran » en est un exemple : élus, architectes, urbanistes et habitants de Sevran sont amenés à se rencontrer et confronter leurs subjectivités respectives. Il est soutenu par l’ambition de faire dialoguer ceux qui transforment la ville et ceux qui expérimentent, matériellement et symboliquement, ces transformations.

Ce travail conduit Kaoutar Harchi à publier régulièrement des extraits de son carnet de bord scientifique afin de documenter la fabrique sociologique elle-même, tout en portant une attention particulière à la restitution des résultats en présence des acteurs et des actrices concernées. L’auteure met à profit ce temps de recherche à Sevran, territoire qu’elle connaissait peu, pour en irriguer l’écriture de son quatrième roman, troisième partie d’un triptyque qu’elle souhaite inscrire dans un contexte plus contemporain que les précédents.

Période de résidence :
1er mars – 31 décembre 2017